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La pureté rituelle -فَصْلٌ فِي الطَّهَارَةِ- Matn Al-Akhdari

فَصْلٌ فِي الطَّهَارَةِ

Chapitre : La pureté rituelle (Faslu fi at-Tahara)

water

La pureté légale se divise en deux catégories (at-Tahara Qismâne) :

  1. La purification de ce qui advient accidentellement -c-à-d qui advient par l’un des annulatifs des petites ou grandes ablutions- (al-Hadath – الحَدَثٍ)
  2. La pureté physique -contre toute souillures (najassa) touchant le corps, les vêtements ou un endroit- (al-Khabath –  الخَبَثٍ)

Aucune d’entre elles ne peut être valable que par une eau pure en elle même et par laquelle on peut purifié (bi l-Mâ-ï t-Tâhir al-Mutahir – بِالْمَاءِ الطَّاهِرِ الْمُطَهِّرِرِ).

C’est -une eau- qui n’a pas été altérée dans :

  • sa couleur (Lawnuhu – لَوْنُهُ )
  • son goût (Ta’muhuطَعْمُهُ)
  • son odeur (Râ-ïhuhuرَائِحَتُهُ)

Tel que :

  • L’huile (az-Zayt – الزَّيْتِ)
  • La graisse (as-Samn – السَّمْنِ)
  • Toute souillure (ad-Dassam Kullihi – الدَّسَمِ كُلِّهِ)
  • La terre des étables (al-Wadhahi – الْوَذَحِ)
  • Le savon (as-Sabûne – الصَّابُونِ)
  • La saleté, etc… (al-Wassakhi – الْوَسَخِ)

    water

Par contre, il n’y pas d’inconvénient -pour les altérations provenant d’éléments naturels- tels que :

  • la terre (at-Turab – التُّرَابِ)
  • la boue (al-Hame-â – الْحَمْأَةِ)
  • les marécages (as-Sabakha – السَّبَخَةِ)
  • le martre (al-ajourri – لْآجُرِّ ) et ce qui est semblable.

-Cas de figure- :

Lorsqu’on identifie une souillure (Najassa) -sur son corps, un habit ou un lieu précis, on asperge -d’eau- l’emplacement -de la souillure- (Nadaha).

Si par contre, on est sûr que l’objet est souillé sans connaître précisément  l’emplacement, on l’asperge -d’eau- entièrement.

Si on doute seulement de l’avènement de la souillure, on asperge l’objet.

Si on est atteint par un élément extérieur -dans le corps, l’habit ou l’endroit- et qu’on ne sait pas s’il s’agit d’une souillure, alors on n’a pas besoin d’asperger.

Si on se souvient d’avoir été atteint par une souillure, alors qu’on est en pleine prière, on arrête celle-ci à moins qu’on craint de sortir du temps de la prière.

Celui qui aura prié avec une souillure par inadvertance et s’en souvient après le Salam Final, reprend celle-ci dans l’heure impartie à la prière.

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