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at-Tayammum – التَّيَمُّمِ | L’ablution sèche | Matn Al-Akhdari

at-Tayammum – التَّيَمُّمِ | l’ablution sèche – Matn Al-Akhdari

tayammum sable

Ceux qui peuvent recourir au Tayammum :

  • Le voyageur (الْمُسَافِرُ – al-Mussafir) sans -que le but de son voyage mène au- péché
  • Le malade pour la prière obligatoire (لِفَرِيضَةٍ – Li-Farida) et la surérogatoire (نَافِلَةٍ – Nafila).
  • Le résident (الْحَاضِرُ – al-Hadir) en bonne santé en capacité d’accomplir –ses prières- obligatoire (صَّحِيحُ لِلْفَرَائِضِ Sahih lil-Farâ-ïd) peut y recourir s’il craint de sortir de l’heure prescrite de la prière.

Par contre, le résident en bonne santé ne peut user (du Tayammum) pour :

  • Une prière surérogatoire (نَافِلَةٍ -Nafila)
  • Ni pour la prière du Vendredi (جُمُعَةٍ – Jumu’a)
  • Ni pour la prière mortuaire (جِنَازَةٍ – Jinaza).

Pour ce cas dernier cas (la Jinaza), il est autorisé à y recourir s’il est concerné par le devoir d’accomplir la prière mortuaire (idha Ta’ayyanat ‘aleyh al-Jinaza).*


*As-Sijilmassi a dit sur ce cas : « C’est à dire qu’il n’y a personne en état d’ablution qui peut faire la prière, et qu’on est dans une situation ou on ne peut retarder –la prière- en attendant la présence d’eau ou d’atteindre cette dernière, alors dans ce cas on peut recourir à l’usage du Tayyamum et en conséquence prier comme cela. »


Les actes obligatoires du Tayamum (فَرَائِضُ   التَّيَمُّمِ- Farâ-idu Tayyamum) sont :

  • L’intention (النِّيَّةُ – an-Niyya)
  • Ce qui est pure sur la surface de la terre (الصَّعِيدُ الطَّاهِرُas-Sâ‘id ut-Tahîr)
  • L’essuyage du visage ( مَسْحُ الْوَجْهِ – Maç-h al-Wajh)
  • L’essuyage des mains jusqu’aux poignets ( مَسْحُ الْيَدَيْنِ إِلَى الْكُوعَيْ  –Mas-h al-yadayne ila al-Kaw’ayne)
  • La 1ère tape sur la terre avec ses mains (وَضَرْبَةُ الْأَرْضِ  الْأُولَى – Darbat ul-Ard al-Uwla)
  • La continuité des actes sans interruption (الْفَوْرُ – al-Fawr)
  • L’entrée de l’heure de la prière (دُخُولُ الْوَقْتِ– Dukhul ul-Waqt)
  • Le suivi immédiat par la prière -qui doit être accomplit- (اتِّصَالُهُ بِالصَّلَاةِ – Ittissâluhu bi-Salâti)

Par ce qui est pure à la surface de la terre (Sa’îdu – الصَّعِيدُ), on entend :

  • La terre (التُّرَابُ – at-Turab)
  • La brique cuite (الطُّوبُ – at-Tub)
  • La pierre (الْحَجَرُ – al-Hajar)
  • La neige (الثَّلْجُ – ath-Thalj)
  • La terre mouillée ( الْخَضْخَاضُ – al-Khad-khâdu), et ce qui est semblable.

On ne peut pas -accomplir le Tayammum- avec :

  • Le gypse qui a été cuit –le plâtre- (الْجِصِّ   اَلْمَطْبُوخِ – al-Jiss al-Matboukh)
  • Une natte –tapis tressé- (الْحَصِيرِ – al-Hassir)
  • Le bois (الْخَشَبِ – al-Khashab)
  • L’herbe ( الْحَشِيشِ – al-Hashish) et ce qui est semblable.

Pour le malade il y a une dérogation ( رُخِّصَ– Rukhass) afin d’utiliser –pour le Tayammum- :

Un mur de pierres (الْحَجَرِ حَائِطِ – Ha-ïti l-Hajar) ou de briques séchées (الطُّوبِ  – at-Tub) si personne n’est là pour lui procurer autre chose que cela.


Les actes recommandés du Tayammum (as-Sunane) :

  • Taper une seconde fois ce qui -est pure- sur la surface de la terre avec ses mains (تَجْدِيدُ الصَّعِيدِ لِيَدَيْهِ – Tajdid ud-Sa‘id li Yadayh)
  • Frotter des poignets jusqu’aux coudes (مَسْحُ – Maç-hu)
  • Faire cela dans l’ordre (لتَّرْتِيبُ – at-Tartib)

Les actes méritoires sont du Tayammum (al-Fadâ-il) :

  • Le fait de dire : Bismillâhi (التَّسْمِيَةُ – at-Tasmiyya)
  • Primer la droite avant la gauche (تَقْدِيمُ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى – Taqdim al-Yumna ‘ala al-Yusra)
  • Frotter d’abord l’avant du bras (ظَاهِرِ الذِّرَاعِ – Dhâhir adh-dhirâ’) avant son dessous (بَاطِنِهِ – Batinihi)
  • Du début (les mains) vers l’arrière (مُقَدِّمِهِ عَلَى مُؤَخِّرِهِ – Muqaddimihi ‘ala mu-akhirihi)

Ce qui annule le Tayammum (an-Nawâqid) :

Le Tayammum a les mêmes annulatifs que l’ablution (al-Wudu), -en ajoutant le fait qu’-  on ne peut pas prier deux prières obligatoires (فَرِيضَتَانِ – Faridatâne) avec un seul Tayammum.


Il est autorisé, pour celui qui fait le Tayammum pour une obligation (لِفَرِيضَةٍ – Li-Farida) :

  • L’accomplissement des prières surérogatoires –après la prière obligatoire- (النَّوَافِلُ – an-Nawafil)
  • Toucher l’exemplaire du Quran (مَسُّ  الْمُصْحَفِMass ul-Muç-haf)
  • La circumambulation autour de la Ka’ba (الطَّوَافُ – at-Tawaf)
  • La lecture du Quran (التِّلَاوَةُ – at-Tilawa).

Tout cela, s’il a l’intention de les effectuer et a fait suivre (ses actions ci-dessus) par la prière obligatoire sans que le temps de la prière -obligatoire- ne soit sorti.

Il est autorisé à celui qui a fait la prière surérogatoire avec le Tayammum d’accomplir tout ce qui a été évoqué –précédemment-, hormis d’ajouter la prière obligatoire.

Cas de figure :

Celui qui a accompli la prière -obligatoire- d’al-‘Ishâ avec le Tayammum, et le fait suivre de la prière de Shaf’ et al-Witr ne doit pas retarder leur accomplissement (مِنْ غَيْرِ تَأْخِيرٍ – min ghayri Tae-khir).

Si le Tayammum est accompli pour un état de grande impureté (جَنَابَةٍ – Janaba), il se doit de nourrir l’intention –de faire ce Tayammum- pour –sortir de l’état de Janaba-.

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